Louise Merzeau

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Louise Merzeau
Louisemerzeau2013.jpg

Louise Merzeau en 2013.

Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 53 ans)
Nom de naissance
Sylvie MerzeauVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
Autres informations
Domaine
Membre de
Conseil scientifique de Wikimédia France (d) (-)Voir et modifier les données sur Wikidata
Directeur de thèse
Nicole Boulestreau (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Site web

Sylvie Merzeau, dite Louise Merzeau, née le et morte le , est une professeure d'université à l'université Paris-Nanterre, spécialiste des sciences de l'information et de la communication et photographe française.

Biographiemodifier | modifier le code

Louise Merzeau est ancienne élève de l'École normale supérieure de Saint-Cloud (promotion L1982)1 et agrégée de lettres modernes (1985)2,3. Elle soutient en 1993 une thèse de doctorat intitulée Du scripturaire à l'indiciel : texte, photographie, document4, dirigée par Nicole Boulestreau. Son habilitation à diriger des recherches en 2011 porte sur le concept de mémoire à l'ère du numérique5. En 2016, elle est qualifiée aux fonctions de professeure des universités6 et est nommée professeure des universités à l'université Paris-Nanterre.

Elle est la directrice adjointe pour Nanterre du laboratoire de recherche Dicen-IDF où elle co-pilote le thème « Éditorialisation, documentarisation, traçabilité »7.

D'inspiration médiologique8, ses travaux portent sur les rapports entre technique et culture, et plus particulièrement sur les vecteurs (technologiques, institutionnels et sociétaux) de la mémoire. Elle est à l'origine du concept d'hypersphère9, terme forgé pour prolonger la liste des médiasphères initialement proposées par Régis Debray, et destiné à qualifier l'écosystème sociotechnique lié au développement de l'Internet. Son implication dans la médiologie s'est également manifestée par une activité éditoriale, en particulier au sein de la revue Les cahiers de médiologie, dont elle a été la corédactrice en chef pendant plusieurs années.

Après avoir travaillé sur la photographie et les hypermédias, ses recherches se sont focalisées sur la question des traces et de l'identité numériques10, autour de l'idée d'une médiation identitaire11 et d'une présence12 qui ne se réduise pas à un stock de traces calculables. Plus généralement, son travail porte sur les usages en environnement numérique et les conditions d'une culture numérique. Dans la conférence « L'intelligence de l'usager »13 par exemple, sa réflexion porte sur les théories de l'usage et les enjeux d'une digital literacy, c’est-à-dire un savoir-lire-et-écrire en ligne. De l'utilisateur au consommateur, mais également au producteur de contenu, elle cherche à montrer combien les fonctions de l'usager sont multiples. Dans l'article « Copier Coller », Louise Merzeau propose une vision qui veut dépasser les simples notions de plagiat et de vol associées à cette pratique. Le copier-coller ne serait pas à interdire : un « réapprentissage de la copie comme processus et comme pensée » pourrait mener au savoir, d'où l'importance d'un encadrement pédagogique. Le copier-coller pourrait de plus être une solution face aux logiques commerciales du web14. Cette conception est à mettre en rapport avec son engagement dans le mouvement des Biens communs, auquel elle participe notamment via le collectif Savoirscom1 qui lutte pour les droits des usagers contre les risques d'« enclosure informationnelle »15,16. Sur ce sujet, elle a ouvert un axe « Biens communs numériques » dans le Master « Industries culturelles et environnement numérique » de l'université Paris-Nanterre17.

En mars 2015, elle dirige — avec Lionel Barbe et Valérie Schafer — la publication de l'ouvrage collectif Wikipédia, objet scientifique non identifié18 consacré à l'encyclopédie participative19.

Sa réflexion s'est également portée sur la notion d'éditorialisation (qu'elle développe avec des chercheurs comme Marcello Vitali-Rosati de l'Université de Montréal ou Gérard Wormser de la revue Sens Public), qui recentre la question des traces sur les processus d'écriture vus comme interaction de collectifs et de contextes techniques20.

Louise Merzeau est également impliquée dans la réflexion sur l'archivage du web, notamment à travers les Ateliers de recherche méthodologique du dépôt légal du Web à l'Ina, dont elle assure le pilotage scientifique de 2010 jusqu'à sa disparition21.

Elle exerce aussi une activité de création photographique et numérique22.[réf. insuffisante]

Membre du conseil scientifique de Wikimédia France en 2015, elle est cooptée en comme membre du conseil d'administration de cette association23.

Ouvragesmodifier | modifier le code

Numéros de revuemodifier | modifier le code

Notes et référencesmodifier | modifier le code

  1. Recherche « Merzeau Sylvie », sur lyon-normalesup.org/Annuaire.
  2. « Formation et diplômes », sur archives-ouvertes.fr (consulté le 17 juillet 2017)
  3. Article d'hommage par Olivier Ertzscheid sur affordance.typepad.com.
  4. Thèse de doctorat, lien HAL [1].
  5. Mémoire d'habilitation à diriger des recherches (HDR), lien HAL « Pour une médiologie de la mémoire », tel.archives-ouvertes.fr.
  6. « JORF n°0293 du 17 décembre 2016 »
  7. dicen-idf.org.
  8. Louise Merzeau a notamment dirigé le N°6 des Cahiers de médiologie intitulé « Pourquoi des médiologues ? » (1998).
  9. « Ceci ne tuera pas cela », Les Cahiers de médiologie N°6, 1998, p. 27-39.
  10. « L'intelligence des traces », Intellectica N° 59, 2013, p. 115-135.
  11. « La médiation identitaire », RFSIC, revue en ligne de la SFIC - N°1, automne 2012, 29 722.
  12. « La présence plutôt que l'identité », Documentaliste, sciences de l'information, vol. 47, n°1, février 2010.
  13. « L’Intelligence de l’usager », in Lisette Calderan, Bernard Hidoine et Jacques Millet (dir.), L'Usager numérique, ADBS , 2010, p. 9-37.
  14. Louise Merzeau, « Copier-Coller », Médium,‎ , p. 312-333 (lire en ligne).
  15. savoirscom1.info.
  16. « À Louise », sur savoirscom1.info,
  17. « axe Biens communs numériques ».
  18. Presses universitaires de Paris Ouest, 2015
  19. David Larousserie, « Wikipédia, "un objet scientifique non identifié" », sur lemonde.fr,
  20. Marcello Vitali-Rosati (trad. Servanne Monjour), « Qu'est-ce que l'éditorialisation ? », Sens Public, Montréal,‎ (ISSN 2104-3272, lire en ligne)
  21. « À propos », sur atelier-dlweb.fr (consulté le 16 juillet 2017).
  22. photographie.merzeau.net.
  23. Thierry Noisette, « Exclusions, menaces, budget recalé : c'est la crise chez Wikimédia France », sur tempsreel.nouvelobs.com, .

Liens externesmodifier | modifier le code