Henri Malberg

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Henri Malberg
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Biographie
Naissance
Décès
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Parti politique

Henri Malberg, né le à Paris et mort le dans la même ville1, est un homme politique français.

Biographiemodifier | modifier le code

Il naît à Paris de parents juifs polonais immigrés, tous deux petits artisans. Son père, Ignace avait été mineur de fond. A Paris, il ouvrit un atelier de cuir et peaux dans le quartier de Belleville1.

Sa famille échappe de peu à la Rafle du Vél-dhiv et parvient à se cacher dans l'atelier de la famille Fiszbin. Ils parviennent à passer en zone Sud mais, en 1943, la famille est arrêtée et internée à Douadic (Indre).

Libéré en 1944, la famille Malberg revient à Paris. Henri adhère alors à l'Union de la Jeunesse Républicaine de France (la jeunesse communiste) et devient un militant très engagé. Dans l'enthousiasme des engagements ouvriers pour la reconstruction qu'autorise la Libération de la France, Henri peut bénéficier d'une formation accélérée de tourneur au centre Bernard Jugault, créé par le syndicat des métallurgistes CGT parisiens. Sa participation à une manifestation contre la guerre d'Indochine lui vaut ainsi une arrestation et une condamnation à un mois de prison en 19491.

Ouvrier métallurgiste dès ses 18 ans, il devient permanent du Parti communiste français peu de temps après la fin de son service militaire, en 1952. Il est alors essentiellement actif dans les luttes anticoloniales1. En 1949, il est condamné à un mois de prison pour sa participation à une manifestation contre la guerre coloniale en Indochine2.

En 1961, il devient le secrétaire politique (directeur de cabinet) de Waldeck Rochet, fonction qu'il occupe jusqu'en 1965, quand il est élu conseiller municipal du 20e arrondissement de Paris1. Chargé à la fédération parisienne du parti du travail politique en direction des intellectuels, il est de facto chargé du lien entre le parti et les étudiants du Quartier latin pendant Mai 68.

En déczembre 1972, il entre comité central du PCF, où il s’occupe de propagande, sous la responsabilité de René Piquet. Ses contacts aisés avec les intellectuels et les universitaires l'amènent 1976 à la tête de l’hebdomadaire France nouvelle, où il remplace Francette Lazard. À la phase d’ouverture de l’eurocommunisme (1975-1977) succède la rupture de l’union de la gauche après 1977. En 1979, lors de la crise de la fédération parisienne du PCF, il est amené à remplacer Henri Fiszbin, avec qui il garde de très bons rapports personnels, à la tête des communistes parisiens. Alors que Fiszbin prônait la poursuite d'une politique d'union de la gauche, Malberg fait prévaloir avec Paul Laurent la nouvelle ligne nationale de rupture avec le PS. Il dirige la fédération jusqu'en 19953.

Engagé pour la défense des classes populaires contre la spéculation foncière, notamment dans son quartier de Belleville, il est élu au Conseil de Paris en 1965 et y préside du groupe des élus communistes de 1989 à 2001, année marquée par l'élection d'un maire de gauche, le socialiste Bertrand Delanoë4.

En 1995, il relance la revue communiste Regards. Il s'engage aussi pour la défense du quotidien L'Humanité comme président, puis président d’honneur de la Société des lecteurs4.

Ouvragesmodifier | modifier le code

  • Parce que le Parti communiste a un avenir, Pantin, Le Temps des cerises, , 167 p. (ISBN 978-2-84109-756-2).
  • Avec Céline Landreau et Antonin Vabre, Incorrigiblement communiste : entretiens avec Céline Landreau et Antonin Vabre, Ivry-sur-Seine, L'Atelier-Éditions ouvrières, , 203 p. (ISBN 978-2-7082-4290-6).

Référencesmodifier | modifier le code

  1. a, b, c, d et e Jean-Paul Piérot, « Incorrigible optimiste, Henri Malberg est décédé », L'Humanité,‎ (lire en ligne).
  2. « Incorrigible optimiste, Henri Malberg est décédé », humanite.fr, (consulté le 20 juillet 2017)
  3. Roger Martelli, « Henri Malberg, une vie dans le Parti », regards.fr, (consulté le 20 juillet 2017)
  4. a et b Julia Hamlaoui, « Disparition. Henri Malberg, hommages à la mémoire d’un incorrigible communiste », humanite.fr, (consulté le 20 juillet 2017)

Annexesmodifier | modifier le code

Bibliographiemodifier | modifier le code

Liens externesmodifier | modifier le code